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Marylin Frascone, piano

Marylin FrasconeFANTASIES for PIANO

Réunir ou même rapprocher des fantaisies d’époques et d’origines diverses paraît d’autant plus pertinent qu’elles peuvent toutes se définir tant par l’affranchissement de certaines règles que par l’envie du compositeur de laisser libre cours à son imagination, éventuellement liée à ses capacités d’improvisation. Généralement instrumentales, elles trouvent leur origine dans le ricercare (sous forme contrapuntique), la toccata, le prélude ou bien encore le caprice, avec lequel Sébastien de Brossard précise la similitude, tout en le décrivant dans son Dictionnaire de musique de 1703 tel une pièce où le compositeur « donne l’essor au feu de son génie » sans s’assujettir à une forme régulière. Après un apogée au XVIe siècle, avec de multiples fantaisies pour violes, luths ou instruments à clavier, suivies de très belles pages signées Frescobaldi, Louis Couperin ou Marin Marais au XVIIe, Jean-Sébastien Bach lui donne un nouvel essor au clavecin (Fantaisie chromatique et fugue BVW 903) comme à l’orgue, avant que deux de ses fils –Wilhelm Friedemann et Carl Philipp Emanuel– en écrivent bon nombre pour clavier, déjà dans la mouvance de l’Empfindsamkeit, émotivité et sensibilité, « affections de l’âme ». Fin XVIIIe, Joseph Haydn, notamment, va plus loin dans le singulier mouvement lent qu’il intitule « Fantasia » de l’un de ses ultimes quatuors à cordes (op. 76 n° 6). Mais c’est bien sûr avec le romantisme que la fantaisie prend une nouvelle dimension, pour éviter ou même contester les contraintes trop strictes des formes classiques. Elle connaît une faveur particulière auprès des romantiques germaniques, le terme allemand de « Phantasie » jouant sur une certaine ambiguïté, puisqu’il renvoie directement aux notions d’imagination et d’improvisation. De Schubert (Wanderer-Fantasie) à Wagner (dans une brève pièce pour piano) en passant par Mendelssohn et Brahms, presque tous, sans oublier les proches Chopin ou Liszt, ont sacrifié à l’art de la fantaisie…

Prisée par la presse et les critiques, Marylin FRASCONE se reconnaît d’abord à sa sensibilité, son imagination et au lyrisme profondément poétique de son jeu. Son charisme artistique et son habileté instrumentale hors du commun se sont développés sous l’influence de deux cultures : la France, où elle est née et où elle prend ses premières leçons de piano avec Annie d’Arco et la Russie où elle entre, grâce à une bourse du Ministère Français de la Culture, au Conservatoire Tchaïkovsky de Moscou dans la classe du fameux professeur Sergeï Dorensky
Ses enregistrements Liszt, Ravel et Rachmaninov ont été dûment remarqués et primés par la presse spécialisée (Diapason d’or, Choc du Monde de la Musique, Recommandé de Répertoire-Classica, etc…).