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Kantorow/Volondat : Schumann

Kantorow/Volondat : SchumannJean-Jacques KANTOROW violon
Pierre-Alain VOLONDAT piano

Chef de file, avec son ami Felix Mendelssohn (1809-1847), du Romantisme musical allemand, Robert Schumann est né le 8 juin 1810 à Zwickau, dans la Saxe. De son père libraire, il garda sa vie durant un amour de la littérature, et de la poésie plus spécialement, qui orienta non seulement sa main de compositeur mais en fit aussi l’initiateur d’une revue au retentissement international (la Neue Zeitschrift für Musik,
qu’il fonda en 1834) et un critique au flair certain. Ayant dû renoncer à une carrière de virtuose (main trop petite, paralysie partielle d’un de ses doigts), il cultiva ainsi en parallèle une activité littéraire intense et la composition qu’il dédia dans un premier temps au seul clavier. Bien que grand admirateur de Paganini, Schumann ne s’intéressa au violon qu’à partir
des années 1850, en livrant successivement à l’instrument trois sonates et un concerto…

Après des études au Conservatoire de Cannes, Jean-Jacques Kantorow, d’origine russe, entre à 13 ans au Conservatoire de Paris, où il obtient un an plus tard le 1er Prix de Violon.
Entre 1962 et 1968, il remporte une dizaine de
prix internationaux et obtient en 1970 une bourse de la Fondation Sacha Schneider.
Avec le pianiste J. Rouvier et le violoncelliste P. Muller, il forme un trio qui remporte le 1er Grand Prix du Concours de Musique de chambre de Colmar (1970). Sa carrière de concertiste l’a depuis lors amené à se produire sur les
plus grandes scènes internationales, donnant plus de cent concerts par an. Poursuivant une double carrière de soliste et de chambriste, Jean-Jacques Kantorow aborde aussi la direction d’orchestre. Invité de nombreuses formations étrangères, dont le Tapiola Sinfonietta, dont il est le Directeur musical depuis 1993, il a été auparavant Directeur musical
de l’Orchestre d’Auvergne, de l’Orchestre de chambre d’Helsinki et de l’Ensemble Orchestral de Paris. Jean-Jacques Kantorow est Professeur de Violon au CNSMDP.

Pierre-Alain Volondat débute ses études musicales au Conservatoire d’Orléans et les poursuit au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il y obtient un impressionnant palmarès – pas moins de trois premiers prix :
harmonie (premier nommé), musique de chambre et, en 1982, Premier Prix de piano. Parallèlement, il travaille le piano avec
Vera Moore. C’est cette rencontre qui oriente définitivement la personnalité du jeune artiste. Avec la vieille dame, retirée dans la région parisienne, élève de Borwick, lui-même élève de
Clara Schumann, il se lie d’une amitié profonde dans une conception supérieure de la musique. Elle lui enseigne les traditions pianistiques des maîtres du XIXe siècle.
En 1983, c’est le triomphe à l’âge de 20 ans au Grand Prix Reine Elisabeth de Belgique, où il remporte de manière éblouissante le Premier Grand Prix, le Prix de la Reine Fabiola, le Prix du public et la médaille de vermeil, un cumul unique
dans l’histoire de ce prestigieux concours. Volondat n’est pas homme à faire le singe savant, ou à mondaniser à la radio pour ne rien dire. Un monstre sacré, oui. À la manière d’un Sokolov, qui aujourd’hui fait facilement salle comble, et dont les premiers disques parus furent pourtant systématiquement massacrés par la critique française…